Kneipp® vit le développement durable: notre projet pilote pour la culture de l’arnica

© Daniel Peter Photography

L’arnica chez Kneipp® – en résumé:

  • Kneipp® propose une grande variété de produits à base d’arnica. Nous utilisons uniquement l’arnica montana atlantica espagnole. Contrairement à sa sœur d’Europe de l’Est, l’arnica montana montana, son potentiel allergène est particulièrement bas.
  • En raison du changement climatique et de l’agriculture croissante, l’arnica espagnole se trouve confrontée à de nombreuses menaces. C’est pourquoi Kneipp® obtient ses fleurs d’arnica de deux sources: par la cueillette sauvage contrôlée et par un projet pilote dédié à la culture de cette plante plutôt exigeante.

L’arnica, un miracle de la nature

Elle fait partie des plantes qui jouissent d’une histoire particulière chez Kneipp®: en effet, Sebastian Kneipp était déjà convaincu par l’efficacité de l’arnica – qui valait plus que de l’or, affirmait-il. Jusqu’à aujourd’hui, l’arnica fait partie des plantes les plus importantes pour notre entreprise. La gestion durable de cette plante médicinale traditionnelle et des matières premières durables en générale est ici centrale. Dans le cas de l’arnica, cette approche nous conduit en Espagne, plus exactement en Galicie. Les fleurs sont issues d’une cueillette sauvage durable et c’est là que se déroule notre projet pilote pour la culture des plantes d’arnica.

Là où l’arnica prend racine

Arrivés à l’aéroport de Madrid-Barajas, nous prenons l’avion pour La Corogne. La ville galicienne nous sert de camp de base entre les différents objectifs de notre voyage autour de l’arnica.

Un regard par le hublot de l’avion suffit pour le comprendre: la Galicie fait tout honneur à sa réputation. Sur des kilomètres, les tons beiges et bruns de la terre espagnole se muent en un vert intense. Forêts, petites rivières et la côte atlantique marquent la région. Un habitat optimal pour l’arnica montana espagnole.

La petite plante d’un jaune lumineux a des exigences élevées envers son environnement. Il doit être fertile, offrir un taux d’humidité élevé par moments au moins, les sols doivent être acides, une source d’eau doit être proche et le soleil briller. L’arnica montana espagnole choisit sa place avec un grand soin. Chez Kneipp, nous utilisons cependant cette sous-espèce particulière de l’arnica. Et ce, pour une bonne raison: contrairement à sa sœur d’Europe de l’Est, l’arnica montana montana, le potentiel allergène de l’arnica montana atlantica est particulièrement bas. Un petit miracle de la nature qu’il faut préserver.

L’arnica comme matière première

Changement climatique, pacage et monocultures agricoles – l’arnica espagnole est exposée à de nombreuses menaces; les prairies d’arnica naturelles sont de plus en plus difficiles à trouver. «J’assiste depuis mon enfance à la disparition progressive de l’arnica. Nous devons absolument stabiliser les populations – c’est pourquoi je suis ravi d’avoir trouvé en Kneipp un partenaire qui s’engage en faveur d’une collecte durable des plantes sauvages et qui nous soutient dans la culture de l’arnica», raconte le Galicien Marcos. Il est né dans la région; entretemps, il a succédé à son père à la direction de l’entreprise familiale qui est le fournisseur de matières premières sur place et qui est responsable du séchage et de la livraison des fleurs d’arnica en Allemagne.

En Allemagne, les fleurs arrivent à l’entreprise Kräuter Mix. Les collaborateurs y préparent l’arnica pour la transformation, les découpent à une taille définie et les envoient à Kneipp. Chez nous, les fleurs coupées finissent dans un récipient: la macération est le processus durant lequel les fleurs d’arnica libèrent leurs substances actives dans l’huile. L’extrait huileux obtenu constitue la base des produits à l’arnica Kneipp®.

Pour que les fleurs puissent être directement transformées en Allemagne, Marcos contrôle la qualité de l’arnica récoltée avec ses collaborateurs, sur place en Galicie. «Nous nettoyons les fleurs des petits résidus de feuilles et d’herbes. Si l’arnica a été cueillie trop tôt et qu’elle est livrée sous forme de bourgeon ou avec les racines, nous ne l’acceptons même pas. Nous ne voulons pas soutenir une telle récolte», souligne-t-il. Pilar est une collaboratrice sur laquelle il peut totalement se reposer.

La cueillette sauvage durable

Nous retrouvons Pilar à Orense. Elle exploite l’un des principaux points de collecte de l’arnica – elle y réceptionne les fleurs d’arnica des cueilleurs d’arnica de la région et les transporte dans les halles de séchage et d’entrepôt de Marcos. Sa mère exerçait déjà ce métier et livrait les fleurs à Adonis, le grand-père de Marcos. «Je suis née dans les fleurs», dit Pilar en riant.

Elle nous explique pourquoi il est important de suivre certaines règles pour la récolte de l’arnica: «L’arnica a besoin de temps. La fleur doit être entièrement éclose, c’est à ce moment-là que ses substances actives sont les plus concentrées. Par ailleurs, nous laissons également quelques fleurs écloses. Il doit rester suffisamment de graines dans la nature pour que l’arnica puisse pousser l’année suivante. Les abeilles ne butinent que les fleurs écloses et éparpillent ainsi le pollen.»

Pour que les cueilleurs expérimentés comme les novices respectent ces règles de durabilité, l’entreprise Kräuter Mix a élaboré des supports avec lesquels toutes les personnes impliquées dans la collecte sont régulièrement formées. «Nous devons appliquer ces critères de qualité stricts afin que l’arnica sauvage ait un avenir. Mais c’est possible uniquement avec des clients prêts à renoncer à des marchandises de moindre qualité et cueillies de manière incontrôlée», explique Pilar.

La pépinière est devenue une pouponnière pour les jeunes plants d’arnica. Pablo est leur propriétaire et leur père attentionné. Lorsqu’il est confronté à quelque chose de neuf, d’inhabituel ou de difficile, une étincelle jaillit: je relève le défi et cultive de l’arnica, je cueille des graines et c'est parti. C’est ce qu’il pensait tout au moins. Près de trois ans se sont écoulés avant que Pablo remporte ses premiers succès. L’arnica a en effet plus d’un tour dans son sac. «Avant de maîtriser la quantité d’eau et d’engrais, j’ai dû beaucoup observer les plants et pendant longtemps. En ce moment, je travaille à renforcer le développement des racines. La prochaine fois, je souhaite donc à utiliser des pots de culture plus hauts, car j’ai vu que les racines se développaient plus dans la profondeur que dans la largeur.»  

Ses plantes d’arnica ont juste atteint la surmaturité – les graines peuvent donc être retirées des fleurs pour la prochaine génération. «Ensuite, nous devons nettoyer les graines et retirer les fibres tenues et les ombrelles afin de ne pas obstruer la machine à semer», explique Pablo. «Le nettoyage est encore totalement réalisé à la main, car les graines d’arnica sont de tailles différentes. Je dois encore réfléchir à une solution.» Les semis sont effectués fin juillet, début août. Dès que les plantes sont suffisamment grandes, les choses sérieuses commencent: elles quittent la serre pour rejoindre les champs.

La plante pousse et s’épanouit

Les jeunes plants d’arnica auraient pu avoir moins de chance: leur champ se trouve sur le domaine Orballo – une petite oasis au cœur d’une réserve de biosphère. Le terrain appartient à la famille de Gerardo, manager du domaine. «Notre ferme est idéale pour l’arnica, explique-t-il, les sols sont très fertiles, à quelques mètres coule une petite rivière. Et, malgré tout, la terre doit être soigneusement préparée pour les semis. Elle est tout d’abord labourée, puis compactée afin que la bâche destinée à prévenir les mauvaises herbes repose bien sur les sols. L’arnica requiert une grande attention.»

Joaquin est le premier à s’en rendre compte. Il est le jardinier responsable de l’arnica et presque chaque jour auprès des plants dans le champ: 

«L’arnica est mal armée pour se défendre des autres plantes», nous explique-t-il. «Si on ne prend pas régulièrement soin des semis, ils dépérissent. Nous arrachons chaque mauvaise herbe. Lorsque le vent recouvre l’arnica de feuilles, nous les retirons, nous recompactons la terre afin que les taupes ne puissent pas construire leurs autoroutes sous le champ. C’est du travail, mais il en vaut la peine.»

Du projet pilote à la source de matières premières

Après la récolte, elles retournent sur le site de l’entreprise de Marcos: les fleurs d’arnica issues de la culture et de la cueillette sauvage y sont séchées. Elles ressemblent alors à des pissenlits.

La part de fleurs d’arnica de production propre est encore plutôt limitée. «Je suis persuadé que les choses évolueront rapidement et que nous pourrons peu à peu remplacer la cueillette sauvage par l’arnica cultivé, souligne-t-il et ajoute: nous continuerons cependant à travailler avec des collaborateurs tels que Pilar – tout au moins pour éviter de laisser le champ libre à des cueilleurs moins soucieux du développement durable.“

«Le projet de culture d’arnica en Galicie est très important pour nous – en termes de durabilité et de qualité des matières premières. Nous continuerons donc à travailler d’arrache-pied pour son succès.»

Dr. Andrea Lutz-Röder
Responsable de projet et directrice des services de laboratoire chez Kneipp®

D’ici là et avant que la plus grande partie des fleurs d’arnica vienne de notre propre culture, il reste encore beaucoup à faire. Le projet signifie encore beaucoup de travail manuel – de la collecte des graines aux semis, de la culture à la récolte. «Mais nous avons déjà bien avancé avec les premières récoltes de fleurs», confirme Marcos. «Nous devons persévérer, nous développer au niveau technique et élargir le projet pilote.» 

Nous partageons cette approche: Aux côtés de nos partenaires en Galicie, nous continuons à travailler pour la préservation de l’arnica montana atlantica – n’oublions pas qu’elle faisait à juste titre partie des herbes préférées de Sebastian Kneipp.